L’imagination créatrice : des inventeurs et des découvreurs, de réalité et de théorie.

proposée par Laurence Maillard-Teyssier

 

L’objectif de cette formation est de mieux appréhender le geste d’imagination créatrice, en particulier au travers des démarches de la découverte et de l’invention.

Quelle est la différence entre un physicien qui découvre une théorie, un explorateur qui découvre une terre inconnue, un peintre qui découvre les traits d’un visage en cherchant à le représenter fidèlement, Pythagore qui découvre le théorème qui porte son nom, un enfant qui découvre la marche… ? Quelle est la différence entre un écrivain qui invente un roman, un peintre qui invente des formes et des couleurs, un mathématicien qui invente les nombres complexes, Léonard de Vinci qui invente une machine volante, un enfant qui invente sa propre façon de marcher… ?

Ce n’est pas la nature de l’objet visé qui fait de nous un découvreur ou un inventeur, mais bien la démarche d’interaction avec l’objet. Antoine de la Garanderie distingue le découvreur et l’inventeur comme étant l’un en repérage d’une présence cachée et l’autre en repérage d’un manque. Cette absence ou cette présence cachée peuvent tout aussi bien concerner une réalité ou une théorie ; c’est pourquoi, au-delà de la dichotomie découvreur/inventeur, il nous faut distinguer les quatre démarches suivantes: les découvreurs de théorie, les inventeurs de théorie, les inventeurs de réalité et les découvreurs de réalité.

Nous expliquerons ces quatre fonctionnements, en cohérence avec le « mouvement perpétuel de la pensée », qui fait naturellement passer d’un profil à un autre (« auditif », « kinesthésique visuel », « visuel » et « kinesthésique auditif »). Nous nous interrogerons en particulier sur :

  • La motivation du découvreur et de l’inventeur, de théorie ou de réalité : La recherche d’esthétique, le plaisir, la facilité ou la difficulté, objectives ou subjectives, sont-ils des moteurs ou des contraintes ? Comment évaluer la « réussite » d’un geste de découverte ou d’invention ? Quel est le lien avec la motivation des fins et des moyens, avec les recordmans et les compétiteurs, en 1ère ou en 3ème personne ? Cette motivation est-elle construite à l’aide du passé ou projetée dans le futur ? Est-elle liée à une émotion dans le présent ?
  • La démarche du découvreur et de l’inventeur, de théorie ou de réalité :Essaye-t-il de faire des liens, des ponts entre des théories et/ou des objets réels, prolonge-t-il une idée, une théorie ?  Quel est le rôle de l’« intuition » et son lien avec les quatre paramètres ? A-t-il une démarche plutôt inductive ou déductive ? Quel est le lien avec les reproducteurs et les transformateurs, en 1ère ou en 3ème personne ? Quelle est la différence entre une transformation du temps ou de l’espace, en temps ou en espace, finis ou infinis ?

Nous appuierons nos propos sur des extraits de dialogues avec des chercheurs, des ingénieurs et des artistes, dont le domaine de réussite est justement celui de l’invention ou la découverte. Mais ce domaine ne leur est pas réservé ;  nous sommes tous confrontés quotidiennement aux gestes d’invention et de découverte,  par plaisir ou par nécessité.

Ces démarches d’inventeur et de découvreur vont même au-delà du désir ou de la capacité de création. Ils répondent à un besoin de l’être humain, une quête de vie ou d’expression de la liberté. Nous terminerons par une réflexion sur ce sujet, en lien avec une pédagogie de la liberté. Si l’on parle souvent de la nécessité pour se réaliser d’aller à la « découverte de soi », découverte de la présence cachée de son « moi », certaines personnes n’auraient-elles pas le sentiment que c’est plutôt un manque qu’il leur faut combler , pour aller vers l’« invention de soi » ?

 

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Le Centre de Recherche en Gestion Mentale est une association loi 1901 dont le but est de promouvoir les travaux d’Antoine de la Garanderie et de prolonger ses recherches.