Pédagogie émotionnelle en amont de la Gestion Mentale

Formation animée par Catherine Maillard, docteur en psychologie expérimentale, formatrice en Gestion Mentale,


La vie psychique est le résultat d’un effort permanent de symbiose entre trois étages de notre cerveau correspondant à des étapes de son évolution et à des niveaux d’organisation spécifiques. Tout se passe comme si à chaque étage nouveau correspondait un degré de complexité en plus : d’abord de purs instincts, puis acquisition de réponses émotionnelles contrôlées, enfin développement du cortex cérébral avec des réponses volontaires. Ces trois cerveaux sont en communication permanente mais ils disposent cependant d’une certaine indépendance. Leur collaboration n’est pas toujours parfaite et leur coordination manque parfois d’efficacité et de cohérence.

Cette formation porte sur la mise en œuvre de cette coordination et nous fait comprendre, au niveau neurologique, comment s’organise le processus par lequel un être humain s’éveille au sens. Elle nous montre que la gestion mentale, dans son étude des vécus de conscience, ne peut faire l’impasse sur les étages inférieurs qui marquent de leurs empreintes successives les informations captées par les organes sensoriels se dirigeant vers le cerveau.

De cette architecture extravagante de notre cerveau, il résulte que l’on ne peut percevoir le monde sans entrer dans une situation d’émotion. En effet au premier étage de notre cerveau, deux émotions primaires se déclenchent de façon instinctuelle, la peur et la colère. Cette émotivité, si elle n’est pas contrôlée, est vécue la plupart du temps comme une puissance dévastatrice qui met l’individu dans une situation de perturbation et d’incapacité à pouvoir répondre de façon adaptée à son environnement. La peur paralyse le mouvement tandis que la colère le précipite. Dans les deux cas, l’émotion se traduit  par un mouvement qui sort du contrôle de la personne (E-motion).

Pour contrer les effets de cette émotivité de base qui se déclenche à notre insu, un processus de rééquilibrage inscrit dans la biologie du cerveau comme processus de régulation vitale doit être mis en marche permettant de canaliser dans des mouvements d’expression la charge affective résultant de ces deux émotions primaires. La forme évocative par laquelle l’être humain accède au monde (auditive, visuelle, kinesthésique) peut alors se libérer permettant que soient mises en œuvre toutes les structures de projet de sens qui s’y rattachent en 1ère et 3ème pers (Reproducteur / Transformateur, Expliquant / Appliquant, Similitudes / Différences, Argumentateur / Problématiseur, Composant / Opposant, Découvreur / Inventeur,/ Recordman / Compétitif, Témoin / Acteur, Finalités / Moyens …).

C’est en nous appuyant sur les écrits d’Antoine de la Garanderie portant sur les raisons ontologiques de nos structures de projets de sens et en référence aux travaux d’Eric Berne, fondateur de l’Analyse transactionnelle, sur les positions de vie et aux recherches d’Antonio Damasio, célèbre neurologue américain, sur le rôle joué par les émotions et les sentiments sur nos facultés intellectuelles, que nous montrerons comment s’effectue, pour chaque profil, ce processus de rééquilibrage sur le plan relationnel et cognitif.

« C’est sur le clavier infini des sensations que s’exerceront toutes les virtuosités de l’intelligence » Antoine de la Garanderie

 

 

Le Centre de Recherche en Gestion Mentale est une association loi 1901 dont le but est de promouvoir les travaux d’Antoine de la Garanderie et de prolonger ses recherches.