Pédagogie des moyens d'apprendre : comment utiliser la pédagogie des actes de connaissance dans l'accompagnement scolaire ?

Formation à l'usage des parents et des personnes chargées de soutien scolaire


Formation animée par Catherine Maillard, docteur en psychologie expérimentale, formatrice en Gestion Mentale.

 

Cette formation à la fois théorique et pratique a pour objectif de donner aux participants les moyens de la mise en œuvre d’une pédagogie centrée sur l’apprenant. C’est une formation à visée pédagogique qui offre des moyens d’action afin de résoudre des problèmes concrets d’apprentissage en cherchant la réponse dans les actes de connaissance et non pas dans une méthodologie liée à telle ou telle discipline.


La pédagogie des moyens d’apprendre porte sur la manière dont l’élève accède au savoir. Cette pédagogie nécessite une connaissance des processus d’apprentissage et repose sur l’idée que la réussite dépend de la mise en œuvre par l’apprenant des moyens mentaux adaptés à son apprentissage.

Dans l’accompagnement scolaire reposant sur une pédagogie du savoir, on cherche la solution aux difficultés rencontrées par l’élève dans du savoir à expliquer pour que l’enfant comprenne. Cette « aide aux devoirs » est vécue par l’élève comme un soulagement parce qu’il s’aperçoit qu’il a réussi à réciter sa leçon, parce qu’il pense qu’il a à peu près compris ce que veut dire l’enseignant ou le livre. Le salut de l’élève passe par le savoir étudié mais l’effet est de courte durée et ne permet pas l’adaptation de l’élève à n’importe quel savoir.

Dans l’accompagnement scolaire reposant sur une pédagogie des moyens d’apprendre, on cherche la solution aux difficultés rencontrées par l’élève dans des actes de connaissance à produire. Dans cette démarche, l’aide ne porte pas directement sur les devoirs mais sur l’apprenant lui même.

Il ne s’agit pas de faire comprendre à l’élève ce qu’il ne comprend pas mais de lui faire découvrir les moyens mentaux qu’il met en marche quand il comprend afin qu’il puisse de lui-même faire le transfert de la réussite sur l’échec. Le salut de l’élève réside dans l’acte de connaissance et permet une adaptation à n’importe quel savoir.

L’idée qui sous-tend cela se résume ainsi : quand quelqu’un réussit c’est qu’il fait quelque chose (un geste) à l’intérieur de lui-même (le mental) qui explique cette réussite, d’où le terme « Gestion Mentale » donnée à cette pédagogie des moyens d’apprendre qui porte sur le COMMENT être attentif, mémoriser, comprendre, réfléchir, imaginer.

Dans cette pédagogie, « on n’adapte pas l’enfant, on permet qu’il s’adapte ». La réussite n’est pas liée à la matière mais à l’acte par lequel l’apprenant accède à la matière.

Il s’agit de montrer à l’enfant comment, à partir de n’importe quel support, il peut faire sien le savoir.

Il ne s’agit pas de précéder l’élève et de nous positionner comme celui qui sait. Il ne s’agit pas de se mettre complètement en retrait et de le laisser faire. Il s’agit d’être à côté de lui et de l’aider à découvrir les moyens mentaux qui sont les siens pour accéder au savoir, aux êtres et aux choses.

Faire de l’accompagnement scolaire avec cette visée, c’est pour l’enfant « lui apprendre à pêcher et non pas lui donner des poissons », c’est l’aider à découvrir le sens et non pas lui donner le sens, c’est comprendre que l’on ne motive pas un élève mais que l’on peut favoriser les facteurs permettant qu’il se motive, c’est le rendre autonome.

La finalité d’un pédagogue, c’est apprendre à s’effacer: « laisser l’autre être lui même ». Faire une pédagogie de la connaissance, c’est proposer des actes qui vont donner du plaisir car ces actes renvoient à la liberté du sujet.

Pour cela il ne faut pas partir de nous, de notre savoir-faire mais aller à la rencontre de l’enfant sur le terrain de la connaissance afin de favoriser la mise en œuvre de son processus d’apprentissage.

Il faut partir de la « réalité de l’enfant aussi bien sur le plan émotionnel que cognitif. Si un enfant nous dit « je n’y arriverai pas », ne pas dire : « mais si tu y arriveras ». Il faut valider la résistance et essayer d’en tirer parti.

Quand on se sent accepté dans sa propre réalité, dans sa propre vision du monde, on n’a plus à la défendre et on peut commencer à l’analyser, à en discuter et à la moduler si on le souhaite.

En acceptant le schéma de pensée de l’enfant, on lui signifie qu’on le respecte et qu’on respecte ses idées. Il est alors prêt à respecter le travail qui lui est proposé et à trouver le bonheur d’apprendre.

 

 


Le Centre de Recherche en Gestion Mentale est une association loi 1901 dont le but est de promouvoir les travaux d’Antoine de la Garanderie et de prolonger ses recherches.